Des manifestants défilent derrière une banderole indiquant "Non à la réforme des retraites" lors de la manifestation du 1er Mai à la place de l’Homme-de-Fer à Strasbourg, le 1er mai 2023. ( AFP / FREDERICK FLORIN )
Près de trois Français sur quatre doutent de la pérennité du système de retraite, mais restent divisés sur les pistes de réforme, selon un sondage Ifop.
Selon cette étude, 76% des personnes interrogées estiment que le système actuel ne pourra être maintenu sans nouvelle réforme.
Plus des deux tiers (72%) n'ont pas confiance dans la capacité du système actuel pour garantir une pension suffisante, avec une défiance maximum chez les 18-34 ans (87% n'ont pas confiance). Cette défiance se réduit un peu avec l'âge mais reste très élevée à l'approche de la sortie de la vie active (71% des 50-64 ans n'ont pas confiance).
En revanche, les sondés divergent sur les pistes de solution pour rétablir la confiance.
Une majorité (51%) réclame un retour à un âge légal "plus bas" que les 64 ans imposés par la réforme de 2023. Un peu moins d'un tiers (31%) estime qu'il devrait être "plus haut". Et 18% des personnes interrogées indiquent que cet âge légal est "adapté au vieillissement de la population".
42 % des sondés favorables à la hausse des cotisations
De fait, parmi les trois options traditionnellement évoquées pour redresser un système par répartition - l'augmentation des cotisations, le recul de l'âge de départ, la baisse des pensions - aucune ne parvient à réunir la majorité: 42% des sondés sont pour la hausse des cotisations, 40% pour l'allongement de la vie active, et seulement 13% pour la baisse des pensions .
Les clivages d'âge sont très présents: l es 65 ans et plus sont la seule catégorie a préférer majoritairement la hausse des cotisations et le recul de l'âge de départ . Ils n'aiment pas du tout en revanche la baisse des pensions, qui ne recueille qu'autour de 5% de leurs suffrages... À l'inverse, les 18-24 ans sont beaucoup plus favorables (29%) à la baisse des pensions.
Et si malgré tout l'âge légal était une nouvelle fois augmenté, les répondants se disent très favorables (à environ deux-tiers) à des aménagements (retraite progressive, temps partiel ou télétravail...). Ils ne sont que 20% à souhaiter continuer à travailler sans aménagement dans ce cas-là .
Le sondage a été réalisé du 7 au 13 avril auprès d'un échantillon de 2.059 personnes représentatif de la population française, par questionnaire auto-administré en ligne.
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